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Stampe stories

2) Stampe in the U.S.A.

par  Michel Léveillard

Au sujet des Stampe présents à l'appel aux USA, je peux vous assurer avec certitude que le premier arrivé au pays des "cow-boys" était le mien, un de l'Aéro-Club de Normandie que j'avais acheté, mais lequel j'avais dû vendre à un camarade Américain avant même que l'avion n'arrive dans le pays en raison d'ennuis financiers liés à l'une des grèves de la Eastern Airlines, la compagnie aérienne dans laquelle j'exerçais comme pilote.

Je peux aussi dire avec certitude que tous les pilotes que j'ai connus qui on eu la chance de voler sur le Stampe, n'ont comme moi rien d'autres que des merveilleux souvenirs, et que du bien à dire de cet avion; sa finesse et réponse aux commandes, son agilité, et oui, même certaines caractéristiques un peu bizarres, un peu comme le caractère d'une femme que l'on croit connaître, mais avec laquelle on découvre de jour en jour des nouvelles qualités.

Bien souvent le Stampe est comparé au De Havilland Tiger Moth, mais ces deux avions sont comme la nuit et le jour. Les deux appareils possèdent de bonnes qualités particulières, mais sont loin d'être semblables. Le profil d'aile du Tiger ressemble un peu à ceux trouvés sur les avions de la première guerre, alors que le Stampe, avec son profil d'aile presque symétrique en faisait pour son époque un "pur sang" pour la voltige. Un tonneau lent sur le Tiger par exemple demandait un peu de "muscle" et des bonnes connaissances de l'acrobatie de la part de son pilote, alors que cette manœuvre sur le Stampe était beaucoup plus facile à effectuer avec finesse et précision. Cependant, le Stampe doté de son moteur Renault était un peu plus fragile que le Tiger Moth avec son moteur Gypsy Major.

Après avoir passé mon brevet de pilote de tourisme premier degré en Mai 1949, j'avais économisé un peu d'argent pour m'offrir quelques heures de vol sur le Stampe. Avant cela, je n'avais fait qu'une trentaine d'heures sur le Piper Cub L-4 (version militaire du Piper J3 Cub).

Grosses différences: plus question de faire du vol en chemisette, il fallait maintenant s'habiller un peu plus chaudement et porter un serre-tête et lunettes de vol. Le serre- tête servait aussi à mettre l'écouteur pour les communications avec le moniteur, un arrangement plus ou moins bricolé à l'aide de tuyaux d'arrosage de jardin! Les communications verbales étaient bien difficiles sur le Stampe, et en général le moniteur qui volait sur le siège avant en était réduit à faire des signaux avec les mains, tels que de se taper sur la tête quand il voulait reprendre les commandes. Il y avait même un rétroviseur afin que le moniteur puisse observer l'élève placé derrière lui, surveillant d'éventuels signes de fatigue ou de malaise. (Peut être même pour voir si l'élève était toujours là après une séance d'acro?).

Le parachute, de type "siège", était envisagé plutôt comme coussin que comme moyen de secours.

©
Aérostories,2001.

[ suite ]

Le Stampe de Michel Léveillard a fait des petits… Ce brave petit biplan belge est particulièrement apprécié en Amérique du Nord, y compris de nos jours. A droite, Andy Mcluskie qui a restauré le G-AXHC.

Photo by courtesy of
The Stampe Club International
Thanks to Andy Mcluskie                       Clic

Dévoués mécaniciens de Stampe. Centre national de Challes les Eaux. Septembre 1957.
"Beau travail, Messieurs les pilotes! Encore des culasses de bousillées!"

Collection Michel Léveillard             Clic

Sur le Stampe il fallait s'habiller chaudement et porter serre-tête et lunettes. Le parachute-siège était plutôt utilisé comme coussin.

Collection Michel Léveillard             Clic